Besoin d’une politique LEZ uniforme dans toutes les villes

Une LEZ  ou zone de basses émissions est une zone délimitée dans laquelle certains véhicules ne peuvent circuler – ou uniquement sous certaines conditions – parce qu’ils émettent trop de substances nocives. Après l’introduction d’une LEZ à Anvers, Bruxelles s’attaque à la qualité de l’air de la capitale depuis le début de 2018.

La LEZ améliore la santé publique
Diverses études de l’Organisation mondiale de la santé révèlent que la mauvaise qualité de l’air dans les villes a un impact négatif sur la santé de ses habitants, visiteurs et navetteurs. Afin d’améliorer la qualité de l’air et donc la santé publique, la classe politique souhaite, en plus d’Anvers, interdire les véhicules les plus polluants à Bruxelles – et plus tard par exemple à Gand et Malines. C’est une bonne chose pour s’attaquer à la problématique environnementale urbaine.

Une approche LEZ peu cohérente

Une LEZ est toujours délimitée par des panneaux de signalisation spécifiques, et s’applique 24h/24 et 7j/7. En entrant dans une LEZ avec un véhicule non autorisé ou sans autre forme d’autorisation, un conducteur fait l’objet d’une amende administrative (après une période de transition).

Toute ville ou commune détermine cependant elle-même où est prévue une LEZ et à partir de quand. Contrairement à Anvers où la LEZ est limitée au centre-ville et à une partie de la Rive gauche, Bruxelles choisit d’appliquer la zone de basses émissions dans les 19 communes dès janvier 2018. À Malines et Gand, où des zones de basses émissions sont prévues respectivement pour courant 2018 et 2020, il en ira probablement encore différemment.

En d’autres termes, il n’y a pas d’unicité, pas de politique générale centralisée. Cela peut semer le trouble dans l’esprit de l’automobiliste et mettre la pression sur les communes voisines d’une LEZ. Étant donné que tout le trafic de transit ne peut plus passer par la LEZ, les communes voisines sont confrontées aux nuisances : les véhicules les plus polluants passent désormais par là et en plus grand nombre.

L’introduction des zones de basses émissions est une matière qui devrait être déterminée au niveau national et appliquée simultanément dans toutes les villes sous les mêmes conditions et avec la même période d’extinction.

Une LEZ sans période d’extinction est asociale

Une période de transition, durant laquelle seuls des avertissements peuvent être donnés, est prévue lors de l’introduction d’une zone de basses émissions. Au bout de quelques mois – 9 mois dans le cas de Bruxelles – les conducteurs reçoivent des amendes administratives en cas de non-respect des critères d’accès. Même le veuf de quatre-vingts ans qui habite dans le centre-ville et utilise sa petite voiture diesel vieille de vingt ans pour faire ses courses. Il est donc contraint de compter sur les transports publics pour ses déplacements. Ou d’acheter une autre voiture. Une décision que l’on ne prend généralement plus à quatre-vingts ans… Une période d’extinction sans sanctions administratives pour les anciennes voitures (diesel) serait une bien meilleure approche. De plus, cela susciterait moins d’animosité et créerait plus de bonne volonté pour l’acceptation générale des LEZ.

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